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Comprendre les addictions

Pour commencer, notons que les formes d’addictions sont multiples et multifactorielles ; mais de manière simplifiée, on peut dire que certaines sont causées par des substances psychoactives (= ayant une action sur le cerveau : alcool, drogue, tabac…). D’autres sont des addictions comportementales, donc sans substances psychoactives (jeu…).

Les mécanismes responsables de ces addictions ne sont pas toujours simples à cerner : comment se fait il que certaines personnes accrochent davantage aux mêmes produits/activités alors que d’autres vont adhérer différemment ?

Il est certain qu’il existe des paramètres supplémentaires aux substances psychoactives ; mais il reste important d’expliquer comment cela agit au niveau du cerveau.

→ Ces substances viennent réaliser une perturbation neurobiologique. Les informations transmises par les neurones sont faussées par un circuit de récompense, installées par ces substances psychoactives. Comment faussent-elles les informations ? En entraînant une augmentation de la dopamine (neurotransmetteur procurant du plaisir).

En fait, ces substances apportent un fort taux de dopamine à notre cerveau, auquel il accroche. Ainsi, l’unique moyen de conserver ce taux élevé est de consommer à nouveau ces substances ; et c’est là qu’on entre dans l’addiction.

Du fait de leurs caractéristiques et des mécanismes très variés pouvant exister, on peut dénombrer beaucoup d’addictions différentes. Pour ce travail, on va s’intéresser à celles qui sont les plus connues et les plus documentées :

L’objectif va donc être de comprendre, d’une part, comment elles peuvent agir psychologiquement sur l’homme. Mais d’autre part et comme évoqué précédemment, il existe des paramètres supplémentaires à ces addictions.

Celles dont nous allons parler sont soit présentées comme comportant des dangers/conséquences, soit sont illicites. Pour expliquer le fait que des personnes commencent à en consommer, il faut s’intéresser à des facteurs extérieurs aux substances psychoactives.

L’éducation, la socialisation et l’histoire personnelle des individus peuvent être à l’origine de ces addictions. Il s’agit donc d’un sujet croisé entre addictions et milieux sociaux.

Quand on se demande pourquoi certains individus sont considérés comme addicts et pas d’autres, l’explication est simple : nous ne vivons pas tous la même vie ! En effet, la logique du déterminisme biologique n’est pas vérifiée pour les addictions. Tout n’est pas question de prédispositions physiologiques ou mentales à accrocher à telle substance ou pratique. L’environnement social dans lequel on évolue et avons évolué n’est pas pour rien dans l’apparition, le maintien et l’aggravation des conduites addictives.

Le milieu social recouvre l’ensemble des groupes auquel un individu appartient ; il peut s’agir de :

Cet ensemble influence ses valeurs, son comportement, ses opportunités…de sa naissance à sa mort.

Ainsi, les groupes que nous fréquentons, mais aussi les événements qui marquent nos vies, influencent nos prises de décisions, jouent sur notre éducation, impactent notre rapport au risque et nos habitudes de vie…; cela est donc valable pour les addictions.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que, lors des suivis médicaux des personnes en situation de dépendance, cela débute par l’évocation de leur histoire personnelle (afin de comprendre l’origine de l’addiction).

Bien souvent, les inégalités sociales viennent renforcer notre vulnérabilité aux dépendances. La précarité est évidemment un facteur clé de l’addiction, que ce soit au niveau de la pauvreté, de l’accès au soin ou d’un sentiment d’exclusion sociale (chômage = perte du groupe social du travail, par exemple).

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